Superfétation

2006

J’aime être seule marginalia
C’est une perversion
La fellation ne compte pas
La bougrerie ne compte pas
Mes deux seins Hannibal et Clarice
Ils ne content pas

Puisque amour minoration
Ma monture de reine
Artiste de la quarantaine
Je n’ai pas de tenure

Je ne suis pas bien
Confond le mal et le malheur
Un surroi de souffrance
Une pleine barraute- loin devant
Et l’amour est un suiveur

Calque le comportement
Sur le cent le néant
Je me déconsidère dénutrie
Six ans ma substance infinie
Dont tu redemandes et puis
M’abandonner viole inversé
« un viol célèbre ».

Minos cache Minas
Has been my lover.

*

Nhorreur- tu prolonges ma solitude d’un petit chat
TL petite femelle
A triple boyau je t’abandonne
Je suis racines grasses pointes sèches la mauvais mère
Ta tête n’est pas assez ronde
Inconvenante tête en triangle

Ici ce n’est pas le complot des bonnes mères
Leurs paroles ballonnées
Leur boudin Madre de dios
Une chatte sur un mur a mangé tout son pain dur
Ici on abandonne
« choquant » et « consolant »
C’est mon vœu Tiger Lily c’est mon poeu
Sur moi tu tires la couverture.

*

Est-ce qu’incubateur
un incinérateur

Mon drôle de nom c’est Esperluette
Ma mère une rose peluche
Mon père un cornouiller doudou
Je grimpe aux arbres
Dans mon arbre une constriction

Haje élaps guivres et menstrues
On vous voit dans les arbres
Passe par le bois il y a les épreuves
« voyez tout, faites l’amour »
Un mistigri m’a mistigriffée
ce que je vois quand je vois ce sang
je ne sais rien de cet effroi
de ma vis morbus
cherche ça demeure
le sorbet menstruel à mes entrailles glacées

(atroc dit le petit garçon
ganahoud autre petit garçon
fui fui dit la petite fille
ah fui)

Fleur ponce qu’on se rassure
Ce n’est pas le mode relationnel
ce n’est pas le cordylée du lézard
un dictionnaire des homonymes résoudra ma peine.

*

Mon Angst un port augustinien
Angst de moi fait son miel
Bigre la petite abeille Bigre l’ourse
D’Angst un carameloduc

Angst malicienne
J’ai ma brouette qui rime avec

Angst vous enlève la peur
Mais ma tête télémaque la peur le pleur
Appelle et tristesse peine pas de chance
Appelle mes mains qui épaississent

J’empêche versus je suis empêchée
Je reste aux rudiments
Mais
J’attends versus je suis attendue

Derrière ça continue
XP TL HP PSC
Mon Angst le culte de la nouveauté.

*

J’ai des images des ronces
des qui font peur qui voilent
Sont pour coudre paupières
Que je n’approche pas

J’ai des images
Mon corps est amputé
On enfonce écouvillon dans mon nez

Ma force est trop pour cette lippe
Ma foi est trop pour ce miracle

J’ai des images
Ne pas pouvoir
Ne pas vouloir
Font un diptyque

Un jour j’entrevois derrière
Mon image agnatique mon image
Placentaire

Farouch objet plutôt que ma face qu’on écrase

Derrière ça continue
La chanson freudienne de Johnny
Je ne vieillis pas sous ce refrain.

*

Je suis une image et je te contiens
Mal hanchée mais je suis dense je te contiens

Indigent bac à sable où quelqu’une tu travailles relève la tête et me regarde je te contiens

Enfant unique on est le fils
Et la fille du père humilié (nous tient par la bricole)
S’outrent de sexe ont peur du sang
S-ont des béances-correspondances

Aussi bien aurais-tu fait l’amour tout habillé
Fut mon esprit arraisonné à cette peine et qui erre
Comme un puits artésien tu me contiens

Etat ancien de mon amour
Vit encore dans mon image systématique
Que tu ne me vois jamais plus
Et te d i s p e r s e s

Je suis chien au chenil il me contient.

*

Je m’appelle éponyme des Misérables
Sans litote
Et l’arbre qui résista à Hiroshima
Remplit mon -âtre

Longtemps je prends mesaises de la situation
Mais les deuils vont par deux
-range ça mange moi-

M-arborescence
La chose tierce la chose quarte
Qui ne meurt pas
(vélléïtés qui retombent)
La chose
Je prends dans mon -âtre une bûche qui ne se consume.

*

Oh ma poitrine mes ronces
Quand je vois Angst ma terne

Je ne fonctionne pas et c’est toujours avec
Un couteau qui ne coupe pas qu’on se coupe

De cromlechs j’au bu sur la cerise
Et m’alourdit
Le cromlech s’est amuï
Je ne suis plus un cliché
Mais je ne fonctionne pas

Ardre anima
Atre atrophiant
Je ne veux plus de fruit

Ardre anima
Ne sont pas la jarre ni l’ale fire
Ai-je trop peu ou encore trop

Je peux tout avoir
Et on ne me dit pas non

Gosier ou forligner.