La Doline

2005

1-
Son appendice

Je ne te désire plus
– Tu es commun-
C’est toi qui es commune


Qui fustige.

*

2-

Il y a une tendance protestante à entendre tes mots et le simple impératif je t’appelle n’est pas plus prédateur- qui dévore- que la mémoire ; une combe viscérale incrédule j’y tombe. Mare acéphale non-marbre. Seins peut-être sourds, peut-être muets, peut-être absorbants en cette doline

Bris dommage mutilation

Qui pour croire que les tranchées c’était jouer à la maison troglodyte ?

Je bois j’absorbe et ma lèvre est liminaire, j’observe le trou creusé, j’observe avec attention ce qui sort de mon corps, excède qui excède, déçoit qui déçoit, dégénère qui dégénère, le dit amer et sapide comme la jouissance, ma moitié médullaire, raison axile qui s’en va et va le mot de détresse semant semant essaimant du né, ma vie aux épines torses dans le relief et mes affres couchées en rond dans la panière du déni. Dernière intimité- crurale.

Mais les brandons fuligineux fiévreux.

*

3-

Le dévoilement voile encore la mort épique
Le dénouement n’enjoue pas

A l’angoisse je tends la main

– pâleur ansérine

je tiens la main-

La pointe en allée.

*


4-
La réalité est une femme alcoolique, borgne et qui couine, malpropre et outrée, barbouillée les dents gâtées
Image si dégradée que –détourne ton regard- tu me dégrades en ma regardant


La réalité ouvre les yeux ferme la bouche

Arbalète achève le réel

Vivre n’est pas figurer au bout de soi et sans effort
Iris gît contre terre un simple contrepoint
Qui à la benne porte son vair.

*

5-
Macération donne raison. La nuance sexuelle fait-elle jamais gémir longtemps et on est l’androgyne l’un de l’autre

Une pouffe perchée

A pouffe perchée tous les jours elle a gagné

Sa fente ductile mon sentiment ductile

Innombrables postures je vous vois
Non-dit un amusement hochet fumée et il n’y a pas de panthère à ma solitude
Oh ma solitude te fait honte
Coeur délie-toi et surmoi assouvis-toi

Surprenne engeance ma vie est comme cette phrase il est loin de moi avec une autre faisant ce que nous ne fîmes jamais et l’inverse je veux l’inverse/ Loi de Lynch je vois les choses en grand /Macula dilate l’événement extraordinaire aux dimensions de l’univers.

 

*

6-
(le poème arrogé)

Mer macchabée
Tu glisses dans cette mer charnière
Tu te livres à la carnassière
Corail cranté vagin denté
Morte même elle dégénère
Tu descends par les fers
Inspirer / expirer
Mer scize désaltère.

 

*

7-

Lalage qui m’exprime contre ce dit, qui me défend contre ce dit, a gémissements de retour et elle entend (au point de Sils-Maria) d’autres maximes décourageantes : faire une fin remplir son office. Je suis maîtresse « les dents la bouche » et ai tolérance pour le mâchefer. Mâche ces mots Ma chère maîtresse, habite la chambre palatale et à l’arcade hypertendue rend un regard.

Lalage qui m’exprime, ce sont les femmes torrides, chacune sa bouche tuilée et à moi le monachisme de ma mémoire iconoclaste.

 

*

8-
La longue alène
Oh la sale limace
Qui de droit enlace
La sale rimasse

Ne me couche pas sur ce lit-là
Les oreillers maître/esclave
Le petit cheval porte un bonnet
C’est le bourreau de Béthune

Je hais la facilité
Le pari de Pascal
Hausse gâche ma vie
Hache gausse ma vie

Gain mon perdu
Maintenant je n’ai plus de goût
Rien qu’un petit griffoir

Sans qu’il s’épouvante
Elle découvre son sexe

– dans mon fantasme tu coupes

dans le tien je pénètre-

Pénil mon essoyne

Pour autant je ne suis pas rassurée

Les hommes qui au lieu de
Connement vous embrasser
Ceux qui vous lèchent la face

*****
*****
*****
Les petites passeront sous la queue des grands.

*

9-
Katyn où faire l’amour


Je suis la femme du géographe gynécologue
J’ai saignements de fille
Mal aisée mal armée dans mon lit d’enfant de Marie

Il hésite à tenir en lisière l’hier

Mes dents mes cheveux il faut bien
Que quelque chose meure rien
D’attelé à ma hanche

J’ai dans le cœur une chasse étroite

L’humus décomposé exhale par ma bouche
Un réduit d’homme nul homme
Pour venir au lit d’une enfant de Marie

Il se penche sur d’autres cas

C’est la guerre de sept ans elle pénètre au village l’huis cède les soldats se prennent à piller plusieurs le corps de cette ennemie un pour la rosée un pour la pensée un pour la fumée le rouleau squelette mord son cœur de gueules sur le grabat sali ils giflent crachent à son visage en partant morguant narguant ils renversent la berce on entend Datura Stramonium toi qui es de gouttière qu’as-tu fait là ils la prennent ils la tondent elle emporte son secret quand elle tombe

Toi en soudard moi en catin
Egocentrie point de fixation

Il n’y aura plus de report
Parce qu’il n’y aura plus d’espoir
C’est aujourd’hui qu’on jouit

bbb.

*

10-
Inflagration
Rosbourg zèle je pose une voie
Je prononce l’heure où tu cesses d’être imaginable


Margotins et courçons
Prince bûcheron
Maintenant mortu
Tu es tu

Et poudrette à mes yeux.