Auster Audrey

2005-2007

L’auster audrey chez le vétérinaire. Le petit chat a une dent qui branle. L’auster audrey demande si la dent une fois tombée va repousser. Il la regarde, l’homme est génétiquement excité par la bêtise de l’auster audrey, il bande. L’ignorance affichée de la femme jette les bases d’une relation solide. Il est grand, à la fois lent et brutal, il n’est pas ce qu’aime audrey mais révulsée, il est bon de l’être sinon il n’y a pas de peine sinon il n’y a pas de peine.

L’auster audrey souffre d’un putus, cela l’homme le voit bien : ses gènes de rousseur cause sa timidité. Joliesse, germination être mélanique, c’est ce qu’il voit de l’auster audrey. Viens auster audrey que je soigne ton mal (âme agrafée à la mienne je te jette en rêve) que je t’astique. L’articulation démise-remise effacera ton affre, les syllabes pierreuses de cet homme.

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L’auster audrey écrivait sous l’auvent et c’est vrai que parfois elle est tranchante. L’homme alors, le pierreux, la voit et se venge. « Je m’ennuie dans vos fêtes.-Tu as trop de tête ». Le crime de l’auster audrey est la dénudation, il la prend aux cheveux, il est sans habileté dialectique. La tête sur le billot, répèter: ne pas pénétrer. L’auster audrey sait qu’on peut se faire jouir avec une morale bien entretenue et des contraintes rajoutées mais qu’en se faisant appeler Ann Boleyn, là,,ça va être difficile. On est parfois plus concerné par l’obscure mécanique de nos charges que par notre bonheur. Maturation du rouge.

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L’auster audrey aux mains avec un homme. « Haut phalle, amuse-moi . » La venue de sa main, froide et brûlante, brûlante enfin,raide et qui oscille, main qui se dilate, se déploie, rose de ce qui se découvre, hypallage, doigts apposés qui font créneau pierreux sur cette tour, total enveloppement, elle est là, courbée, penchée silencieuse, peu de mots, ce qui est étranger, ce qui est autre et la pénétration oh comme le sang est sensible, peur de cette vie, le flot de sang, le sang se dresse, sang érectile, chair qu’elle ne voit plus, ni la douceur mais le sang qui me donnera du plaisir tout à l’heure, ô mânes sans appel, ma main sur ce sang, couvertes de ce sang, ma bouche sensibilité du sang, je ferme les yeux et viens.

Elle lèche sa lèvre d’été, odeur presque de sueur du cacao, substance d’un amant, aine impudique de son amant. Une glace aux haricots rouges la consolerait de ça. « Sors de mon imaginaire, Franz Kafka. »

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L’auster audrey est un slogan des années soixante-dix, pas d’amour, pas d’enfants mais elle a des idées. Amère audrey, à cinq heures, elle se réveille, son enfant imaginaire réclame sa pâtée. Quand on change sa couche toute merdée, c’est appréciable. L’auster audrey, ses seins sont petits, on n’en jouerait pas pendant des heures mais sensibles, de bonne facture, de bonne volonté. La simplicité est crue. L’auster audrey, son amant n’avait pas un membre infini, peu de poils sur la poitrine, chacun elle connaissait- mais elle ne les comprenait pas- et puis l’auster audrey n’est pas fille à confondre le phallus et le pénis. Elle n’a qu’un voeu, qu’un homme qu’elle aime soit un arbre et un chien, et soudain une petite tension parce que la femme ( l’a.a) a envie de recevoir. L’auster audrey, son numéro de culotte n’est plus attribué.

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L’auster audrey pérégrine en coccygodynie. Sa grande Eve à l’origine y a rencontré un cobra. Il s’entête et l’auster audrey a besoin d’une troufithérapie. UN MOMENT DE HONTE EST VITE BU. Auster audrey, lui a-t-on souvent dit, tu as une sexualité du XVIII ème siècle. Il n’empêche, il n’empêche, elle aimerait être seule connue de sa souffrance. Au lieu elle est faite et bien faite. L’amour à la suédoise,l’amour à la mormone, à l’épiscopalienne, n’étête pas le serpent.

PRESENT QUI VOUDRAIT VOTRE BEAU NOM TOURNER IL TROUVERAIT SERPENT.

Vers la fin on rit moins. Il tombe des têtes de chat mais l’auster audrey fait un sacrifice de cent voeux pour que ne soit pas. Passeuse, sinueuse, si elle enfante. Qui grandit dans cette angoisse utérine naît affligé tribulatoire. Chien d’arrêt et après.

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L’auster audrey, au temps où on l’aimait, il fallait un pare-buffles à son intimité, avant et après, sur les lieux de son intimité, appeler les casques bleus, il fallait appeler les casques bleus. Sarajevo, ses zones érogènes, Beyrouth. Mais brutal le pierreux, les petits enfants morts, il les dissipait tous. Real doll, auster audrey, nue expirante sonnée.

Addington abdominal, une chambre verte mais blanche, une anti-chambre limbique et ventrée pélagique , maladie de la pierre qui parlait sans savoir, son besson croît en vultes hors son donjon malté, il n’est de baisoir que ce little, little bastard.

Mais l’auster audrey a un nouveau soupirant, avec ce jamesien est-il vrai qu’il faille se désinfecter ,avant et après, n’est-il pas vrai qu’on n’apprend pas ça chez nos auteurs, qu’on n’apprend pas à mettre notre lune en quenouille. Si le jamesien savait qu’en ce moment l’auster audrey tourne Bambino, film d’horreur animalier avec Bambino le chat crado, qui pue qui pète, monstrueuses bouses glaireuses…La vie cette dégradation.

Mais la belle ambassade, auster audrey que « T’es belle et un peu salope ».

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L’auster audrey a trois livres. Longtemps elle lit sans comprendre, longtemps il n’y a pas de lien et elle ne sourcille pas. Pourtant sourdent d’un trou Nabokov, James et Hugo, ils sourdent d’un même trou, enfants confrontés au mal, enfants inutiles au niveau du grand tout, romans démordres, minute génitale sise votre assentiment.

Petitesse, l’auster audrey entendait cette phrase, sa grande ourse lui dire je ne suis pas ta grande ourse aster audrey je suis une ourse qui lui ressemble. Le temps d’une guerre mondiale, elle achève de noyer dans un puits pierreux l’amour d’une grande ourse. Aux prémisses, touche à la hâche.

Et cet homme qui toute sa vie auprès de lui dans une valise garde les habits noirs d’une enfant.

Yes my child.